Manuel du Google Quality Rater de novembre 2015

20/11/2015

Le manuel du Quality Rater complet est encore arrivé devant les yeux de nombreux SEO qui ont bien évidemment partagé l’information.

Google a partagé ce document et fourni un lien sur la page Updating Our Search Quality Rating Guidelines, ce qui est sûr c’est que ce n’était pas la volonté première lors de la rédaction de ce dernier.
confidentiel

Le rôle du Quality Raters

Comme à chaque fois Google explique le rôle des « Quality Raters » ou « Search Quality Evaluators » qui ont pour rôle d’évaluer la qualité de moteur de recherche dans le monde afin d’offrir des résultats pertinents et de confiance qui sont utiles aux utilisateurs dans leur langue et zone géographique.
confiance rater google
Google recommande à ces sous-traitants de ne pas utiliser de bloqueurs de publicités et d’être munis d’antivirus pour visiter les sites en conditions réelles, mais sans trop de risque, amusant non ?

Classer les pages

On apprend que Google propose plusieurs classifications aux Raters :

1. Manque d’expertise : Vous estimez que vous ne pouvez pas personnellement évaluer la requête.
2. Fichiers suspects : Des formats de fichier suspect apparaissent.
3. Contenu offensant : la page vous met mal à l’aise ou pourrait offenser un internaute.
4. Problème technique : les résultats présentent un souci.
5. Mauvaise langue : la requête/tâche est dans la mauvaise langue, donc les utilisateurs visés peuvent ne pas comprendre.

Le rôle d’une page

Ensuite Google explique ce qu’est une page, un site, une page d’accueil et explique quel peut être le rôle d’un site/d’une page :

  • Partager des informations sur un sujet.
  • Partager des informations personnelles ou sociales.
  • Partager des images, des vidéos, ou d’autres formes de médias.
  • Exprimer un avis ou un point de vue.
  • Distraire.
  • Vendre des produits ou des services.
  • Permettre aux utilisateurs de poster des questions pour que d’autres utilisateurs y répondent.
  • Permettre aux utilisateurs de partager des fichiers ou télécharger un logiciel.

Quel type de document doit être présent dans les résultats de recherche ?

Google donne après quelques exemples et insiste sur le fait que Google ne doit pas présenter des résultats de faibles qualités et/ou qui pourrait toucher à la joie, la santé et le portefeuille des internautes.
Cette partie m’a laissé perplexe, sûrement le puritanisme/l’hypocrisie américaine.

Certains exemples permettent aux raters de comprendre les résultats de recherche et leurs évolutions.

La différente interprétation d’un même mot :
Différence de culture

La gestion des homonymes, comme pour nous en France avec “avocat” ou “orange” :
homonyme et Google

Ou tout simplement l’évolution d’une requête :
evolution des recherches

Avoir un bon site

Google explique qu’il faut avoir un site bien construit, avec du contenu utile, rassurant, que la page d’accueil doit être facilement identifiable, que le site doit présenter des CGV, des mentions légales, une page de contact…
Bref faire un site. Si vous lisez ces lignes sur ce blog, vous n’apprenez rien, car oui faire un « bon » site n’est pas la norme.

La réputation du site

Ensuite les Raters sont encouragés à vérifier les informations données sur le site, Google insiste sur le fait de faire confiance aux sources extérieures, si seul le site analysé donne une idée, elle ne doit pas être crue.

Google précise que la réputation d’un site est basée sur l’expérience d’utilisateurs réels, mais sur l’avis des gens qui sont des experts dans le sujet du site, ce qui rappel bien évidemment l’algorithme Hilltop, mais aussi le brevet de Google : « Producing a ranking for pages using distances in a Web-link graph » déposé le 20 Octobre dernier.

Design du site

Google insiste sur le fait qu’un joli site n’est pas forcément un bon site, le site doit avant tout être fonctionnel et accessible, mais qu’avoir un design de faible qualité en plus d’un manque d’information et/ou de contenu de faible qualité (niveau de langage, duplication, qualité…) plombera la note du site.

Évidemment Google donne des exemples, demande de vérifier les fraudes (scam & co), les pages de spams, les sites infectés… mais cela ne nous concerne pas.

Redirections sournoises

Selon Google, voici des redirections sournoises :

  • Cascades de redirections (nettoyer vos redirections de temps en temps).
  • Redirections aléatoires sur différentes pages/sites (attention aux tests A/B).
  • Redirections vers Amazon, eBay… (bonjour les affiliés).

Google précise qu’il est possible de rediriger les pages sur un même domaine, mais que le faire vers un autre domaine peut être considéré comme « sournois » si le sujet est totalement différent. Encore une fois, il faut jouer avec les limites et les interprétations.

Conclusion

Le reste ne m’a pas appris grand-chose, mis à part un joli focus sur les mobinautes et leurs particularités (taille de l’écran, localisation, usage).

Ce qui est intéressant, c’est de voir que Google demande aux Raters de noter les résultats présents dans les One-Box, y compris pour Maps afin d’améliorer ses résultats et éviter des effets de bord et les trop grosses manipulations.

De notre côté, faire un site bien optimisé, avec du contenu de qualité et un design fonctionnel et de confiance fera l’affaire, bref faire un site.

Article rédigé par

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14 réactions sur “Manuel du Google Quality Rater de novembre 2015”

  1. Luc says:

    Intéressant ! Est-ce qu’on sait le nombre de quality rater assigné à chaque pays ? genre en france c’est 3 ou 20 (ou +) de personnes ?
    j’imagine qu’il y a une équipe par pays ?

    1. Aurélien says:

      Aucune idée, on trouve le nombre d’heures qu’ils travaillent, le nombre de sites vu en moyenne par heure et leurs rémunérations approximatives, mais pas l’état des troupes.
      Dans l’absolu ce n’est pas une information primordiale, car les prérequis listés dans le document ne sont que du bon sens, pour le reste il existe des astuces pour que les raters ne voient rien.

  2. Luc says:

    c’est clair que ce n’est pas primordial comme info, c’est plus par curiosité pour estimer les “chances” d’être visité :). Alors donc pour formuler autrement la question : où est-ce qu’on peut connaitre le nombre de site vu en moyenne par heure ?

    1. Aurélien says:

      Tu trouveras une interview datant un peu sur SearchEngineLand.com par exemple, mais il n’y a pas à ma connaissance de communication officielle de Google, d’autant plus qu’il sous-traite à des sociétés tierces la gestion de ces raters.

  3. Stéphane says:

    Au fil des années, le guide se complexifie. Ce qui est normal. L’aspect “mobile” est de plus en plus présent. Je ne serai pas étonné que bientôt, on verra aussi une partie pour les applications qui peuvent être indexées. Google cherchera toujours à s’améliorer et à s’adapter en fonction des recherches et de la technologie associée.

  4. Hervé says:

    C’est toujours intéressant ce genre de document, merci pour le résumé.
    Par contre, j’ai du mal à voir ce qui a vraiment changé par rapport à la version précédente du document ? (à part dire que Google s’intéresse + au mobile)
    Merci d’avance !

    1. Aurélien says:

      Je serais bien incapable de te répondre comme cela, mais tu trouveras des pistes en consultant les anciens documents (il y en a sur Slideshare par exemple). Ce coup-ci on a un joli focus sur le mobile, sur les différentes one-box qui existent, mais il n’y avait pas de “vraies valeurs” sur ces pages.

  5. jeromeweb says:

    Merci pour ce genre d’article, c’est génial pour ceux qui ne maitrisent pas l’anglais!
    Toujours cette notion de qualité qui ressort, pour résumer

  6. Alex says:

    Merci Aurélien. Moi qui pensais trouver l’info pour ranker 1er sur toutes mes requêtes je suis déçu. Non sans rire c’est intéressant à lire mais bon comme toujours on apprend pas grand chose et c’est un peu normal

  7. Florian says:

    Bien résumé! Au niveau des conséquences, il semblerait que les catégories aient également été touchées au profit de pages de produits ou de services plus spécifiques.

    Dans mon marché (Suisse), des leaders historiques sur certains mots-clés sont parfois descendus jusqu’en milieu ou bas de seconde page! Idem pour les sites qui ont essayé d’avoir un bon ranking pour un mot-clé trop généraliste au niveau de la page d’accueil… Tout cela devrait continuer à récompenser les gens qui ont une approche qualitative.

  8. Linkmoi says:

    Salut,
    Pour info, ce manuel a été mis à jour depuis. Je ne sais plus quand exactement, mais cela doit pouvoir se trouver facilement en faisant une recherche sur Google.

    C’est plutôt sympa sinon d’avoir accès à ce type de ressources internes chez Google, ce n’était pas comme ça avant. J’ai l’impression que plus on avance, moins Google est opaque dans sa façon de bosser 🙂

  9. Sara says:

    Toujours et toujours de la propagande de Google, google fait ça google fait cela, et la réalité est comparable aux résultats des autres moteurs, les autres moteurs offrent presque les même résultats sans trop de propagande, testez bing, vous allez remarquer pour le même mot recherché, on a souvent les mêmes résultats.

    1. Aurélien says:

      Cela n’a rien à voir avec le sujet de l’article, mais ce n’est pas faux. 😉

  10. lili says:

    Merci pour cet article très précis

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